Au niveau de la Wallonie, la province du Brabant wallon donne, depuis plus de dix ans, l’image de meilleur élève de la classe même si la région connaît des situations contrastées sur le plan économique.
La province du Brabant wallon - qui correspond exactement à l’arrondissement de Nivelles - compte 27 communes et 366.461 habitants au 1er janvier 2006 (soit 10,73 % de la Région wallonne qui compte 3.413.978 habitants). Sept communes ont une population qui dépasse les 20.000 habitants : Braine l’Alleud (37.197), Wavre (32.201), Ottignies-Louvain-la-Neuve (29.521), Waterloo (29.315), Nivelles (24.290), Tubize (22.335) et Rixensart (21.355)... soit 53 % de la population de la province. Contrairement aux autres provinces wallonnes (à l’exception du Luxembourg belge), le Brabant wallon ne possède pas réellement une ville avec une attractivité incontestée comme Charleroi (201.300), Liège (187.086), Namur (107.178), Mons (91.221) voire même Tournai (67.534).
Il est toutefois intéressant de constater que la population totale de la province a augmenté, de 2000 à 2006, de quelques 16.600 unités soit une hausse de 4,7 % alors que la région wallonne n’a progressé que de 2,2 % pendant la même période. C’est un premier signe qui montre déjà que le Brabant wallon est habitué à des résultats positifs : province la plus riche, la plus économiquement attrayante avec le taux d’emploi le plus élevé....
Taux d’emploi : En Brabant wallon, le taux d’emploi est de 60,1 %, ce qui est nettement supérieur au taux de la Région wallonne de 55,9 %. Ce chiffre est le rapport entre la population active occupée et la population en âge de travailler. Il est toutefois différent d’un sexe à l’autre : 54,1 % chez les femmes contre 66,3 % chez les hommes. Il varie également d’une commune à l’autre, passant de 54,4 % à Waterloo à 66,4 % à Incourt, la commune « la plus occupée » de la province.
Seules deux communes - Waterloo et Ottignies - sont en dessous de la moyenne wallonne. La seconde est une ville universitaire qui se transforme petit à petit en ville. Quant à Waterloo, malgré son attraction économique en périphérie de Bruxelles, elle est aussi considérée comme résidentielle pour de nombreux ressortissants européens.
Les indépendants : Le Brabant wallon compte plus de 36.000 travailleurs indépendants, soit 14,5 % du travail indépendant en Wallonie (alors que le Brabant wallon ne représente que 10,7 % de la population wallonne). Il n’est pas inintéressant de préciser que ces indépendants se répartissent en 94,2 % au sens large (91 % pour la Wallonie) et 5,8 % d’aidants (9 % pour la Wallonie)
En Brabant wallon, parmi les 36.000 travailleurs indépendants, 75,3 % le sont à titre principal, 18,1 % à titre complémentaire et 6,6 % sont actifs après l’âge de la pension. De plus, l’évolution du nombre de travailleurs indépendants est une nouvelle fois favorable à la “Jeune Province” : une augmentation de 3,1 % de 2003 à 2005 (contre 0,2% pour la Région wallonne) en sachant que pour cette période l’augmentation est de 4,4 % pour les indépendants avec une diminution de 13,3 % pour les aidants !
Les salariés : En 2004, 106.288 salariés résidaient en Brabant wallon, soit 11,9 % du travail salarié en Région wallonne. Les employés sont largement majoritaires avec 62,9 % (contre 45,6 % en Wallonie) devant les ouvriers avec 21,2 % et les fonctionnaires avec 16 % (contre respectivement 35,1 et 19,3 % en Wallonie). Le Brabant wallon accueille peu d’institutions provinciales ou fédérales ; cependant, Bruxelles et Namur sont proches et draînent un nombre important de travailleurs (selon un recensement sur la mobilité en 2001, plus de 37.000 brabançons wallons travaillent à Bruxelles dont une partie sans aucun doute dans les Administration).
Si nous abordons à présent l’activité prestée sur le territoire de la Province du Brabant wallon, il faut savoir que 97.757 postes de travail sont recensés, soit 10,7 % de la Région wallonne mais le plus intéressant à ce niveau est certainement l’évolution de 1996 à 2003 : de 81.096 à 97.757 en Brabant wallon (20,5 %) et 829.148 à 915.173 en Wallonie (10,4 %). Le gain, en pourcentage, est donc le double de celui de la Région wallonne même si certains secteurs d’activités ont participé plus que d’autres à cet accroissement.
Les secteurs d’activités : Parmi les secteurs d’activités, c’est celui du commerce, de la réparation d’automobiles et d’articles domestiques qui est le plus porteur d’emploi en Brabant wallon : 17.243 postes de travail (avec un poids du secteur de 17,6 % ). Suivent l’éducation (13.841 postes), l’administration publique (10.386 postes), la santé et l’action sociale (10.318 postes), l’immobilier, la location et les services aux entreprises (9.248) sans oublier l’industrie chimique et plus précisément le sous-secteur de la pharmacie (6.882)... ce dernier secteur avec une augmentatiion importante de 56,9 % entre 1996 et 2003. Personne ne sera étonné de savoir que les secteurs en perte de vitesse sont la métallurgie et le travail des métaux (- 48,7 %) ou encore l’industrie du papier (- 22,1 %). Dans ce dernier secteur, la prochaine restructuration d’Arjo Wiggins à Nivelles aura encore des répercussions négatives.
Les postes de travail sont les plus nombreux dans les communes d’Ottignies-LLN (14.927), Wavre (14.018), Nivelles (13.475) et Braine l’Alleud (11.448) : le cumul de ces quatres communes représente 55,1 % de l’emploi salarié en Brabant wallon. Il est à remarquer que les postes de travail salarié sont essentiellement répartis dans les communes sièges d’un parc d’activité économique !
En résumé, la répartition des secteurs d’activités en Brabant wallon est de 79 % pour le secteur tertiaire, 18 % pour l’industrie (y compris le bâtiment) et de 3 % pour le primaire (agriculture). Nous n’insisterons sans doute pas assez sur la présence de grands groupes comme GlaxoSmithKline ou UCB qui sont à l’origine de la création de milliers d’emplois directs et indirects en Brabant wallon.
Nous ne serions pas complets si nous n’évoquions pas - même brièvement - le développement économique et la croissance de l’emploi en Brabant wallon au travers des 8 parcs d’activités économiques qui totalisent plus de 660 entreprises et plus de 17.500 emplois. Les plus importants sont Ottignies-LLN et Nivelles sans oublier Wavre, la Vallée du Hain, Saintes-Tubize, Perwez et Jodoigne. A côté de ces parcs d’activité économique le Brabant wallon voit aussi fleurir des parcs d’affaires(Portes de l’Europe à Nivelles, Parc des Collines à Wavre, Alliance à Braine l’Alleud...). Face au manque de terrains industriels, les autorités ont décidé d’étendre plusieurs zones. Ce sera prochainement le cas à Nivelles-Sud avec une extension de près de 50 ha qui devraient permettre la création d’un millier d’emplois directs et de 1.200 emplois indirects.
Les entreprises qui viennent s’établir en Brabant wallon, connaissent les atouts d’une telle implantation :
- une situation géographique privilégiée à proximité de Bruxelles, capitale de l’Europe
- à proximité immédiate des grands axes autoroutiers et à égale distance des aéroports de Bruxelles et de Charleroi Brussels South.
- la présence de l’Université Catholique de Louvain-la-Neuve et de l’antenne de l’ULB à Nivelles
- une main d’oeuvre de qualité (plus de 50 % ont une formation de niveau secondaire supérieur ou universitaire)
- un cadre de vie priviliégié dans un environnement de qualité.
Sources : Analyse 2006 du Forem Conseil / Chiffres-clés de la Wallonie - mars 2007 - IWEPS / Panorama de l’Economie Belge 2006 - SPF Economie / Documentation CCIBW.